• Quand une séance de massage se transforme en torture.

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  • Et si les féministes radicales ne donnaient bonne conscience qu'aux mufles ?

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  • Visite des maisons closes avec Maryse Choisy (Paris, 1928)Maryse Choisy, morte il y a près de 36 ans, n'aurait pas voulu que je lise ce livre, ni moi, ni personne. Devenue très pieuse à la fin de sa vie, elle a tenté de retirer de la vente et de détruire ses propres livres. Heureusement que Stock a défié la dernière volonté de cette pionnière du journalisme d'immersion.

    Maryse Choisy est quasiment née avec le siècle. Femme de lettres, journaliste et romancière, elle écrit une série d'ouvrages intitulés "Un mois chez..." qui relatent ses immersions dans différents milieux. Un mois chez les filles est une plongée dans le monde de la prostitution de 1928.

    Fantasque, impertinente, lucide, progressiste et pourtant conservatrice, Maryse Choisy porte un regard à la fois bienveillant et totalement intransigeant sur le monde de la prostitution et, par extension, sur la bourgeoisie, sur la plèbe, sur la France. Son style léger et néanmoins extrêmement puissant (suridéaliste) nous tient si bien qu'il est impossible de refermer le livre avant de l'avoir fini.

    Avec elle, j'ai donc fait le tour des claques, du prestigieux Chabanais au coeur de Paris au petit bordel de province, familial et tranquille. J'ai découvert la typologie des filles qui y travaillent (toujours les mêmes). Je suis aussi allée dans les dancings où les filles pouvaient se trouver des "marlous" tristement ennuyeux ou des gigolos fades à mourir. J'ai découverts ces lieux où les messieurs achètent les faveurs des messieurs et ceux où les dames s'offrent des dames et, plus étonnants, ces bordels pour femmes, ouverts à l'heure du thé, où des Américaines en goguette croient coucher avec quelque prince russe désargenté, car dans ces endroits, aucune femme du monde française ne saurait se commettre.

    A la fin, Maryse Choisy se prononce contre les maisons closes, qu'elle dépeint pourtant comme des lieux lénifiants, sous prétexte que les filles n'y sont pas libres de choisir leurs clients alors qu'elle est favorable au dancing, au promenoir et autres lieux interlopes où les filles, mêmes miséreuses, gardent le pouvoir de dire "non".

    Cette immersion dans les claques fait voler en éclat nombres de clichés sur la prostitution. Si c'est souvent l'indigence ou l'espoir de gagner facilement de l'argent qui plongent les filles dans la prostitution, celles-ci sont loin d'être aussi soumises ou violentées qu'on le croit. La majorité d'entre elles a choisi cette voie, parfois même fièrement. Maryse Choisy est agréablement surprise par la solidarité qui lie ces filles. Selon elle, les bourgeoises hypocrites feraient bien d'en prendre de la graine.

    Une lecture rafraîchissante, qui remet les idées en place et donne une bonne leçon de tolérance.


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  • Pompier, marin, militaire, l'uniforme fait fantasmer beaucoup de femmes. Que dissimulent vraiment ces symboles esthétisés et "glamourisés" par les médias ?

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  • Il faut lutter contre le proxénétisme et non contre la prostitution. Et si Zahia devenait le modèle de l’escort-girl triomphante ?

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